Terrorisme : une rentrée scolaire sous haute surveillance

lepoint-rentree

Pour le jour de la rentrée, 3 000 réservistes de la gendarmerie nationale seront mobilisés. Au sein des établissements, la sécurité sera également renforcée.

Le porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll a annoncé mercredi à l'issue du conseil des ministres une « vigilance totale et extrême » pour la rentrée scolaire, jeudi, face aux risques d'attentats. « Toutes les mesures sont mises en œuvre pour protéger et se donner les moyens d'éviter ce qui pourrait être des attentats », a affirmé Stéphane Le Foll lors du compte rendu du conseil. « On est dans un niveau de menaces qui sont extrêmement élevées » et qui appellent « une vigilance totale et extrême », a-t-il ajouté. Il a rappelé que des mesures avaient été présentées la semaine dernière pour assurer la sécurité dans les établissements scolaires, cibles potentielles du groupe djihadiste État islamique (EI). Pour le jour de la rentrée, le 1er septembre, 3 000 réservistes de la gendarmerie nationale seront notamment mobilisés et « une attention particulière sera portée aux abords des établissements tout au long de l'année, avec des patrouilles mobiles en lien avec les polices municipales ». Au sein des établissements, la sécurité sera également renforcée et les membres du personnel formés.

« Anticiper le risque et réagir »

Par ailleurs, la ministre de l'Éducation nationale et le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve se sont rendus mercredi dans une école à la veille de la rentrée des élèves, pour discuter des mesures de sécurité des établissements, avec des membres du personnel de l'école, le préfet de Paris Michel Cadot, et plusieurs autres responsables. « Aujourd'hui, jour de pré-rentrée des enseignants, nous avions demandé à ce qu'on simule la situation dans laquelle on serait obligé d'envoyer un SMS de façon immédiate à l'ensemble de nos directeurs d'école. Cela a été fait pendant notre réunion et tout le monde l'a bien reçu », a indiqué la ministre de l'Éducation, à l'issue d'une table ronde fermée à la presse à l'école Saint-Sébastien dans le 11e arrondissement. Il s'agit de « bien préparer et former nos équipes à anticiper le risque et à réagir », a précisé Najat Vallaud-Belkacem.

« Menace générale »

Selon le ministre de l'Intérieur, « il n'y a pas de menace explicite sur les établissements scolaires, il y a une menace générale sur l'Europe et il y a une menace générale sur la France et il y a des terroristes dont la propagande est conçue de telle manière, qu'elle peut conduire des individus, parfois déséquilibrés, à s'engager dans des actes (...) dangereux et meurtriers ». L'école où les ministres se sont rendus « n'est pas anodine », a souligné la ministre de l'Éducation, elle est « située entre Charlie et le Bataclan », elle a « à plusieurs reprises connu les attentats terroristes ». Les élèves avaient ainsi été confinés lors de l'attentat à Charlie en janvier 2015. Cette école a fait aussi l'objet de plusieurs travaux de sécurisation sous l'égide de la mairie de Paris, avant ou après les attentats : installation de la loge du gardien face à la porte d'entrée, mise en place d'un... Source et article complet: LePoint.fr - par Par Le Point.fr (avec AFP)