Six mois de prison avec sursis pour des agressions sexuelles à l’école de gendarmerie de Longvic

Le procès a eu lieu mardi à la cité judiciaire © Radio France - Marion Bargiacchi

On lui parle d'agressions sexuelles, il répond "claques aux fesses entre camarades." Un homme de 36 ans a été condamné à six mois de prison avec sursis et plus de 2.000€ de dommages et intérêts par le tribunal correctionnel de Dijon ce mardi.

Le prévenu n'est pas venu devant le tribunal. Les seules choses qu'on a pu entendre de lui, ce sont ses mots devant les gendarmes et le juge au moment de l'enquête. Des propos cités par les avocats, la présidente du tribunal et la procureure. Il reconnait que "certains agissements ont pu être mal interprétés", mais que ses gestes étaient "sans connotation sexuelle, en toute camaraderie." Quand un gendarme lui demande : "pour vous c'est normal de mettre une main au cul à une inconnue ?", il répond : "non, pas dans les quinze premiers jours."

Une claque sur les fesses

Pourtant, c'est bien ce qu'il a fait vivre à plusieurs de ses "camarades" l'été dernier lors d'un stage de jeunes réservistes à l'école de gendarmerie de Longvic. Parmi les faits qu'il reconnaît, il y a une claque sur les fesses pour "motiver" une stagiaire lors d'une séance de sport. Il y a aussi un bisou à une autre, "tout près de la commissure des lèvres" et en bloquant la porte pour qu'elle ne puisse pas partir. Son camarade de chambre évoque quant à lui des caresses sur les fesses quand il est sur le point de s'endormir.

"Ce ne sont pas des gestes déplacés (...) mais une infraction pénale caractérisée"

La procureure insiste : "ce ne sont pas des gestes déplacés ou des plaisanteries mal interprétées. C'est _une infraction pénale caractérisée._" Quand il y a des attouchements de nature sexuelle, par surprise voire par contrainte, ce n'est pas un comportement un peu déplacé mais bien une agression sexuelle. Et c'est puni par la loi. L'homme sera inscrit au fichier des auteurs d'infractions sexuelles.

Source de l'article: FranceBleu.fr - Par : Anne Pinczon du Sel France Bleu Bourgogne