S’engager comme Cadets de l’air de l’Armée de l’Air

Jean-François Bourgain, jeune pilote privé d'avion, est devenu Cadets de l'Air après avoir obtenu son BIA. Il raconte son parcours et son intégration au CIET 340, le Centre d'Instruction des Equipages de Transport. © Frédéric Lert / Aerobuzz.fr

Chaque année, l'Armée de l'Air propose à une cinquantaine de jeunes, âgés de 16 à 30 ans, qui préparent leur brevet de pilote civil en aéroclub sur avion ou planeur, de découvrir l'environnement aéronautique militaire en réelle immersion sur une base aérienne en devenant Cadets de l'air. Le parcours, qui se déroule pendant les vacances scolaires, permet d'obtenir le diplôme de « Cadets de l'air » et de servir en tant que réserviste au sein d'unités aéronautiques : escadrons ou autres. Au programme, apprentissage de la vie militaire et se son aéronautique. Jean-François Bourgain, le cadet de la réaction d'Aerobuzz.fr, a suivi ce cursus…

Au delà de l’enjeu de recrutement évident, à savoir plus de 3;000 postes à pourvoir chaque année, l’armée de l’air mène de nombreuses actions au profit des jeunes pour les accompagner dans un moment de leur scolarité, de leur parcours de citoyen : service civique, Journées Défense et Citoyenneté (JDC), stages… ou dans leur passion pour l’aéronautique. C’est dans ce dernier cadre que sont nées les partenariats BIA (Brevet d’initiation aéronautique) et le cursus Cadets de l’air.

Les Cadets de l’air : une formation de réserviste atypique

Le cursus des cadets s’inscrit dans une démarche d’engagement des jeunes dans la réserve opérationnelle de l’armée de l’air, qui constitue un complément indispensable à l’armée professionnelle suite à la baisse des effectifs des militaires d’active. Ainsi, à leur passion pour l’aéronautique, doit s’ajouter un réel désir de servir l’institution militaire et ses valeurs. Au final, les jeunes sont rémunérés pour leur engagement de réserviste, rémunération variant en fonction de leur grade : compter 43 euros par journée pour un Aviateur 2nd classe (militaire du rang).

Les fédérations aéronautiques dans la boucle

Cet argent, gagné pendant leur travail sous les drapeaux, leur permet de financer un brevet de pilote d’avion ou de planeur. En effet, le parcours « Cadets de l’air » au sein de l’Armée de l’Air s’effectue en parallèle du parcours aéronautique au sein d’un aéro-club, comme nous le confirme la Lieutenant Audrey Gregoire, officier Presse du département Médias de l’Armée de l’Air : « Chaque campagne annuelle de recrutement de « Cadets de l’air », initiée par l’Armée de l’Air, est lancée en étroite coordination avec les fédérations aéronautiques partenaires, à savoir la Fédération Française Aéronautique (FFA) et la Fédération Française de Vol à Voile (FFVV). Ce sont elles qui envoient les dossiers de candidatures aux aéroclubs et qui, ensuite, sélectionnent les candidats avant de les adresser à l’armée de l’air pour la première étape de leur formation ».

Un planeur Marianne en vol au-dessus de la Saintonge. © Armée de l’air

Ainsi, le faible volume de cadets retenus pour ce parcours, soit une cinquantaine à l’échelle nationale, tient au fait que l’armée cherche à accueillir dans les meilleures conditions, au sein des unités, ces jeunes particulièrement engagés dans leur passion pour l’aéronautique. Chaque futur Cadet est rattaché à une base d’affectation sur laquelle il effectuera ses missions.

Vivre sa passion aéronautique autrement

Servir dans la réserve opérationnelle en qualité de cadet de l’air permet de concilier à la fois l’attachement aux valeurs portées par l’armée de l’air (respect, intégrité, sens du service et excellence) ainsi qu’une passion pour l’aéronautique. Celle-ci est accessible aux jeunes qui auront fait preuve de bonnes qualités de savoir faire et de savoir être, ainsi que de motivation pendant leur parcours de formation militaire.

Au plus proche des opérations aériennes, les Cadets vivront plusieurs semaines inoubliables en tant que réserviste. © Armée de l’air

S’ils réussissent, ils pourront vivre pendant plusieurs semaines dans le cœur d’un escadron ou d’une unité proche des opérations aériennes. Parfois, l’occasion de voler à bord d’appareils de l’Armée de l’Air ou s’exercer au simulateur leur sera donnée.

Une formation entre instruction et découverte de l’aéronautique militaire

Avant d’obtenir le précieux sésame qui leur permettra de remplir leurs fonctions au sein d’unités aéronautiques, les cadets suivront une formation d’instruction militaire rigoureuse, comme toute personne voulant s’engager dans la réserve opérationnelle des armées. Une instruction militaire qui se divise en plusieurs phases : PMI (Période Militaire d’Initiation), PDN (Perfectionnement Défense Nationale) et FMIR (Formation Militaire Initiale du Réserviste). Ces étapes s’effectuent pendant les vacances scolaires, en fonction des plannings établis par les bases aériennes, et doivent de faire de préférence sur une même année.

PMI, PDN…

La Période Militaire d’Initiation (PMI) se déroule en régime d’internat lors d’un stage de 7 jours consécutifs sur une base aérienne. Portant l’uniforme et vivant au rythme de..

Source et suite de cet Excellent article et très complet: aerobuzz.fr - Par Jean-François Bourgain