Elles s’engagent comme gendarmes réservistes

réservistes

Ces Parthenaisiennes ont suivi une formation poussée pour pouvoir rejoindre les rangs de la gendarmerie. Chacune avec des motivations différentes.

 Elles portent fièrement leur nouvel uniforme bleu marine de la gendarmerie nationale. Nathalie Caquineau, Elsa Davre et Alexane Charon sont les nouvelles réservistes de l'arrondissement de Parthenay, au nombre de 10 désormais sur le secteur. Le commandant Perrault aimerait doubler cet effectif. Un engagement de trois ans loin d'être anodin puisque ces trois recrues pourront être appelées pour seconder les gendarmes « actifs » lors de contrôles routiers par exemple. Elles pourront également assurer la sécurité lors de rassemblements ou de grands événements, mener des missions de prévention et de protection, être mobilisées dans le cadre du plan Vigipirate… Des interventions qui ne les effraient en rien. " Gravir les échelons " Nathalie Caquineau réalise ici un rêve : « Il y a treize ans déjà, j'ai voulu être gendarme mobile. Mais le concours imposait une taille d'1,60 minimum. Il me manquait 3 cm. J'ai repostulé ensuite lorsque la taille n'a plus été un critère. » C'est la limite d'âge qui a été rédhibitoire : « Il fallait avoir moins de 30 ans. J'en avais 37. » Avec l'état d'urgence, le ministère de l'Intérieur a assoupli les conditions de recrutement des réservistes : « L'âge a été repoussé à 40 ans. » Cette assistante de direction à la mairie de Parthenay a donc sauté le pas. À ses côtés, Elsa Davre a décidé de s'engager comme réserviste après avoir été écartée de l'armée de terre « pour un souffle au cœur et des problèmes de dos. » Pour Alexane Charon, étudiante de 19 ans, il s'agit de devenir « maître-chien ». Être réserviste, lui permettra « de monter les échelons » et de devenir gendarme actif le moment venu. S'engager ainsi permet de toucher du doigt ce qui peut représenter une future carrière : « Être réserviste peut être un tremplin et permet de voir comment se passe la vie de gendarme. Certains tentent les concours pour intégrer les écoles de sous-officiers », souligne le commandant Perrault. " Apprendre à être réactif et opérationnel " Mais avant cela, elles ont suivi une formation de douze jours à Saint-Astier, en Dordogne, comportant des épreuves de tir, de maîtrise du bâton télescopique, de secourisme. Avec un rythme de vie décalé et des réveils aux aurores « pour les déprogrammer » et « apprendre à être réactif et opérationnel à n'importe quelle heure du jour et de la nuit », précise Kane Elhadji, formateur et lui-même réserviste. Contrairement aux sapeurs-pompiers, il n'existe pas de convention entre employeurs et gendarmerie permettant de faciliter les missions des réservistes salariés. Elles s'engageront pendant leurs jours de repos et leurs congés à hauteur de 30 à 150 jours dans l'année. Pendant lesquelles elles seront évaluées. Une note annuelle leur sera donnée au-delà de 10 jours de réserve. Comme les actifs, elles se formeront en continue et s'entraîneront elles aussi au tir. Deux d'entre elles ont d'ores et déjà prévu de se rendre disponibles le soir de Noël. nr.parthenay@nrco.fr en savoir plus Source et article complet: LaNouvelleRepublique.fr