Saint-Martin : aux côtés des réservistes de la Garde Nationale

Saint-Martin, le 3 décembre 2017. 3 mois après Irma, une patrouille de réservistes de la gendarmerie dans les rues du quartier Orléans. LP/Arnaud Dumontier

Ils ont fait le choix de venir en aide à l’île blessée. Nous les avons suivis.

Ils sont fonctionnaires, chefs d’entreprise, apiculteur, chauffeur de taxi ou demandeurs d’emploi. Soit 146 hommes et femmes qui patrouillent actuellement dans les rues de Saint-Martin, trois mois après le passage de l’ouragan Irma, arme à la ceinture et gilet pare-balles sur le dos, siglé gendarmerie.

Tous sont membres de la réserve opérationnelle de la gendarmerie nationale (ROGN). Un corps méconnu, remis en lumière l’année dernière lorsqu’il a été intégré à la garde nationale voulue par François Hollande. « Ces trois dernières années, nous sommes passés de 24 à 30 000 personnes, relève la générale Anne Fougerat, patronne de cette ROGN. Nous avons enregistré une vague de candidatures sans précédent dans la foulée des attentats de Nice. »

Concrètement, une fois formé, le réserviste a droit à 5 jours annuels de mobilisation. Pour une durée plus longue, il doit négocier de gré à gré avec son employeur. « La plupart jouent le jeu, constate le général Jean-Marc Descoux, chef de la gendarmerie de Guadeloupe et des îles du Nord. C’est aussi une façon pour eux d’être solidaire. » « La démarche est expérimentale, résume le capitaine Nicolas, à la ville directeur régional d’un établissement public. On embarque avec nous nos familles, et nos collaborateurs. »

 

Source et informations complètes: LeParisien.fr - Par l'envoyé spécial du Parisien à Saint-Martin, Nicolas Jacquard