Réservistes de l’armée : près de Rennes, la PME Alteor s’engage

La Défense a plus que jamais besoin de réservistes. Des entreprises s’engagent pour soutenir cet effort citoyen. À l’image de la société Alteor, conseil en gestion de patrimoine au Rheu (près de Rennes) qui accepte de libérer un salarié 20 jours par an pour assurer des missions de défense.

L’armée de Terre, c’est 110 000 engagés, auxquels s’ajoutent quelque 40 000 réservistes. La Marine nationale s’appuie, elle aussi, sur plus de 10 000 marins de réserve, qui donnent de leur temps pour participer à l’effort de défense nationale. « L’implication des réservistes est essentielle pour assurer nos missions et cet effort est encore plus marqué depuis 2015 et le dispositif Sentinelle », explique le colonel Francis Chanson, général adjoint de la zone de défense Ouest.

80 000 réservistes

Ainsi l’objectif fixé par le ministère des Armées était d’atteindre le seuil de 80 000 réservistes, dont la moitié pour l’armée de Terre. « Nous y sommes et je veux saluer ici l’engagement des entreprises qui permettent à leurs salariés d’accomplir cette démarche citoyenne. »

20 jours par an

Le Medef Bretagne a d’ailleurs signé, le 20 mars, une convention en vue de « provoquer, dans les entreprises adhérentes au mouvement patronal, des partenariats au niveau local ». À l’image d’Altéor, au Rheu, une société de conseil en gestion de patrimoine qui emploie 13 salariés. L’un d’entre eux, Thomas, s’est engagé comme réserviste pour effectuer, notamment, des missions de surveillance à l’École navale de Brest. Il pourra quitter son entreprise jusqu’à 20 jours par an. « C’est bien au-delà des 5 jours légaux », salue le colonel.

Le patron d’Alteor, Stéphane Martin, a soutenu sans réserve la démarche. « C’est à la fois un gage d’épanouissement pour Thomas, une richesse pour l’entreprise en termes de management et aussi un moyen de développer une image positive auprès de nos clients. » La mise à disposition du salarié réserviste ouvre, certes, le droit à un crédit d’impôt, mais celui-ci ne couvre qu’une partie du salaire. Autrement dit, l’entreprise s’implique aussi financièrement.

Réservistes « cachés »

Chez Altéor, le réserviste est soutenu par son entreprise. « Ce n’est pas toujours le cas, on estime qu’un quart des réservistes le font de manière cachée, en prenant sur leurs jours de congé, parce qu’ils savent que leur employeur ne...

Source et suite de l'article: ouest-france.fr - Par Laurent LE GOFF