Réserve opérationnelle : depuis Nice, la gendarmerie des Yvelines a reçu trois fois plus de candidats

leparisien-13102016

Versailles. Sarita, Aude et Elijah (de g. à dte) sont réservistes de la gendarmerie. Ils sont opérationnels depuis la formation organisée en août, en réaction à l’attentat de Nice le 14 juillet 2016. LP/Aurélie Foulon.

vocat, pâtissier, étudiant, chef d’entreprise, moniteur d’auto-école, fonctionnaire… Le panel est large. Tous ont un point commun : ils ont rejoint la réserve opérationnelle de la gendarmerie des Yvelines qui compte maintenant 284 hommes et 61 femmes. Près de cinquante d’entre eux ont franchi le pas après l’appel du gouvernement, lancé dans la foulée de l’attentat du 14 juillet à Nice, autour duquel un hommage national est organisé ce samedi. Sarita, Aude et Elijah attaquent leurs premières missions, à l’issue de deux semaines de formation au camp de Beynes, où ils étaient au côté de 250 autres volontaires venus de toute de la France. « Ils ont appris le b.a.-ba de la sécurité, l’armement…, tout ce qui est indispensable pour travailler à la gendarmerie », résume le Colonel Loïc Baras, patron des gendarmes des Yvelines. Opérationnels, ils peuvent « assurer des missions de surveillance pour lutter contre les cambriolages par exemple ou intervenir en renfort ». « Ils sont complémentaires des gendarmes d’active (NDLR : de métier) et ces derniers peuvent se consacrer à des missions de haute valeur ajoutée. Dès qu’on conçoit une opération, on pense à intégrer les réservistes », souligne le Colonel, convaincu que ce fonctionnement fait le succès de la réserve de gendarmerie. De fait, elle a déjà reçu 700 candidats cette année, contre 250 en 2015. « Il y a l’élan initial de ferveur populaire mais il faut l’entretenir dans la durée » ajoute le militaire.
Le profil des réservistes...   Source et article complet: Leparisien