Reportage avec des réservistes de la gendarmerie du Puy-de-Dôme

Les réservistes de la gendarmerie nationale sont régulièrement mis à contribution pour des missions de surveillance générale.

Dans les sous-sols de la caserne Frobert, à Clermont-Ferrand, les paires se trouvent. À chaque fois, un ancien de l'arme et un jeune réserviste.

Ce vendredi, ils sont une dizaine à se presser dans l'étroit couloir. Les uns après les autres, ils récupèrent leur arme de service, leur gilet pare-balles et les clés d'un véhicule. Alexia et Jean-Marc sont prêts : ce jour-là, ils composent la patrouille Pro 7.

Près de 900 réservistes en Auvergne

Ces deux réservistes de la gendarmerie vont partir pour une mission de surveillance qui va les conduire dans le secteur de Billom et Pont-du-Château jusqu'en début de soirée.

Même si, du haut de ses 18 ans, Alexia n'a obtenu son permis de conduire que très récemment, c'est elle qui s'installe au volant de la Mégane siglée.

Alors que la voiture s'engage en direction de Pont-du-Château, la discussion s'installe naturellement entre les deux partenaires du jour.

Jean-Marc est un ancien gendarme d'active. Retraité depuis peu, il continue dans la réserve pour garder un contact avec l'arme. Intarissable sur ce qui fut son métier, il raconte les bons moments, mais aussi les mauvais côtés.

Alexia ne perd pas une miette de ce récit. Elle a été formée en juillet, lors d'un stage d'un mois à Sathonay. Elle a commencé dans la réserve en parallèle de ses cours à la fac. Aujourd'hui, elle a laissé tomber ses études. Ce qu'elle a découvert de la gendarmerie au travers de ses journées de réserve correspond à ce qu'elle attendait. Elle veut en faire son métier. Elle se concentre donc maintenant sur le prochain concours des sous-officiers de gendarmerie.

Après avoir roulé dans le secteur de Pont-du-Château, Alexia stationne la voiture sur un parking bien dégagé, en bordure de la D1. C'est là que les rejoignent Pro 5, une autre patrouille de réservistes opérationnels. Au programme : contrôle du flux routier.

Le tutorat des anciens

Les deux jeunes s'organisent, sous le regard de leurs aînés. « Moi, je suis un ancien. Je dois encadrer les jeunes réservistes, surtout au niveau de la sécurité. Des fois, certains ne sont pas à l'aise, notamment avec leur arme », souligne Jean-Marc.

Sur ce contrôle, pas de jumelles ni d'alcootest. Seulement des automobilistes que l'on arrête au hasard et dont on contrôle les papiers. L'important est surtout de marquer une présence sur le bord des routes. « La réserve, pour moi, c'est un retour au contact avec la population. Quand on est d'active, on a moins le temps. Les commerçants apprécient bien. Ça les sécurise. »

Les étudiants et les anciens de l'arme représentent chacun 20 % des...

Source et suite de cet article: LaMontagne.fr - Par Jean-Baptiste Ledys