Rennes. Les armées se testent face à une cyber-attaque massive

le général Serge Maurice, commandant de l'école des Transmissions à Cesson-Sévigné. | Ouest-France.

C'est une menace réelle. Nos armées peuvent être attaquées dans le cyberespace. Pour s'y préparer, la France se dote d'une force de réaction rapide dont l'un des coeurs se trouve à Rennes.

Quelque part en Méditerranée. La frégate furtive La Fayette rencontre des problèmes dans son logiciel de navigation. Un bug ? Pas forcément. Peut-être une attaque menée par une puissance étrangère à l'aide de codes informatiques malicieux.   À quelques centaines de kilomètres de là, ce sont les systèmes de transmission d'une batterie de missiles qui sont corrompus et la capacité de détection de radars sol air qui sont dégradés. Très vite, des messages d'alerte sont envoyés au Centre opérationnel cyber (CO Cyber), à Paris, qui déclenche une contre-offensive pour identifier la menace, la contrer, la juguler et rétablir l'intégrité des systèmes corrompus.

Montée en puissance

Un des scénarios qui a mobilisé, depuis le 20 mars et jusqu'à ce vendredi, des centaines de personnes participant à l'exercice d'envergure Defnet 2017. « Cet exercice s'inscrit dans la montée en puissance de la chaîne opérationnelle de cyberdéfense du ministère de la Défense, explique le général Serge Maurice, commandant de l'école des Transmissions à Cesson-Sévigné. Depuis quatre ans, avec les exercices Defnet, nous nous entraînons au combat numérique en mettant en oeuvre des scénarios réalistes, qui nous permettent de tester la coordination entre les différents acteurs en cas d'attaque cyber majeure. »... Source, article complet avec video: ouest-france.fr