Quatre réservistes retraités au commissariat de Tergnier

Trois des quatre réservistes du commissariat de Tergnier.

Tout policier en retraite est susceptible d’être rappelé, et ce à la demande du Ministre de l’Intérieur. Seuls certains d’entre eux sont volontaires pour effectuer à l’heure de la retraite quelques heures de travail rémunérées. Au commissariat de Tergnier, quatre hommes ont effectué la démarche : Daniel Descamps, Michel Chatelain, Luc Ficner et Daniel Carlier, tous agents de police judiciaire. Ils sont des anciens de la police nationale et du commissariat ternois, viennent de prendre leur retraite et n’ont pas encore 65 ans. Et ils ont souhaité revenir travailler, pour l’amour du métier, mais également parce que cela met du beurre dans les épinards.

Volontaires mais pas bénévoles

En effet, si leur mission est volontaire, elle n’est pas pour autant bénévole. Ces retraités touchent, par-delà leur retraite, un complément pour les 150 vacations qu’ils peuvent effectuer par an. Une vacation, ce sont 8 heures de travail. Et 150 vacations par an, c’est le nombre de jours maximum travaillés par an pour ces policiers. Après les attentats, en 2016, le Ministère de l’Intérieur a décidé de rémunérer des réservistes pour des missions de renfort Lors des attentats, cela a été une volonté du Ministère de l’Intérieur de rémunérer des réservistes pour des missions de renfort, notamment lors d’événements sensibles. Dans les petites villes, ces policiers sont le plus souvent mobilisés pour des faits de petite délinquance, ou encore pour des contrôles routiers ou pour les patrouilles lors des opérations de tranquillité vacances. Ils peuvent aussi travailler sur une enquête, s’ils sont accompagnés par un officier de police judiciaire en activité.

Comme les autres

Ces policiers réservistes sont en réalité des policiers comme les autres, si on exclut le macaron qu’ils portent collés à leur uniforme. Ils sont armés et déjà formés. Cela ne les dispense pas pour autant de formations lors de leur période de réserve. Mais ce sont des formations allégées. À la différence des réservistes plus jeunes ou de civils qui souhaitent soutenir leur police nationale, ils sont du métier. Souvent, depuis quelques dizaines d’années. Leur expérience n’est plus à faire. Les réflexes, les habitudes de travail sont là.

Efficace

Pour Didier Aubin, commandant au commissariat, c’est aussi en ce sens que ce dispositif est efficace. Les réservistes sont opérationnels du jour au lendemain, formés et compétents. Et ils viennent renforcer des équipes parfois décimées par les jours de congé à prendre ou les arrêts maladie, ou encore parfois parce qu’elles sont débordées par le travail. Selon lui, c’est un bon moyen d’augmenter la masse salariale et c’est un système qui demande à être développé. Source et suite de cet article: lunion.fr - Par: l'union - Delphine OLIVA