Port d’arme hors service – enfin une avancée pour les Gendarmes

Port-darme

Une action de nature terroriste repose sur la surprise et s’appuie sur des modes d’action variables, d’autant plus imprévisibles qu’ils peuvent correspondre à des actions de l’ennemi décentralisées et isolées.

Le devoir de nos forces militaires est de se mettre en capacité de répondre à la menace d’aujourd’hui et de demain. Cependant la Direction Générale de la Gendarmerie Nationale refusait jusqu’à très récemment que ses Hommes soient en mesure de se protéger, de protéger nos concitoyens et de protéger leurs familles.

En effet, par message NMR/50787/GEND/DOE/SDSPSR/BSP du 16/06/2016, la Gendarmerie abandonne enfin les conditions absurdes auparavant exigées et dénoncées par GendXXI . Les critères relatifs à la situation géographique, lesquels étaient soumis à l’appréciation du commandement local, viennent de tomber. Les critères relatifs à l’état d’urgence sont abrogés. Malheureusement, ce n’est pas le cas des limitations liées à la position de service, les permissions sont toujours exclues.

Mentionnons que les personnels du corps de soutien administratif sont les grands oubliés des discussions. En effet ce sont eux aussi des militaires, ils ne portent généralement pas d’arme à feu, mais portent le même uniforme que les unités opérationnelles. Ils viennent en extérieur et ne bénéficient d’aucune protection. Les Gendarmes Adjoints Volontaires ont également été mis de côté.

GendXXI demande, en faveur du corps de soutien administratif et des GAV, le port d’arme hors service, dans les mêmes conditions que leurs camarades dits « opérationnels ».

GendXXI demande que la limitation liée aux permissions soit annulée. Elle est inutile, illogique et ne repose sur aucun fondement solide. Cette distinction n’existe pas pour la Police Nationale. Une telle déférence de traitement ne se justifie pas.

Source et article complet: gendxxi.org