Police de sécurité du quotidien: ces départements «mieux accompagnés» par les gendarmes

Un contrôle de gendarmerie. Jean-Christophe MARMARA/Le Figaro

Dans le cadre de la Police de sécurité du quotidien, et faisant écho au dispositif des quartiers de reconquête républicaine, vingt départements ont été sélectionnés. Ils font l'objet d'un traitement particulier de la part de la gendarmerie.

Beauvau en fait une question de principe: les campagnes françaises et la périphérie des agglomérations ne sauraient être les grandes oubliées de la Police de sécurité du quotidien (PSQ). C'est dans cet esprit que la gendarmerie nationale s'est vue confier le soin de mener l'opération «20 départements mieux accompagnés». Tous ont été sélectionnés sur la base de critères objectifs (croissance démographique, densification des flux de personnes et marchandises, évolutions de la délinquance et des interventions notamment la nuit..), là où une marge de manœuvre est possible.

Ainsi, l'Ain a été retenu à l'origine en raison d'une augmentation de 63% des atteintes aux biens ou d'une délinquance itinérante assez présente. Mais d'autres départements, comme l'Ille-et-Vilaine ou l'Isère, se sont retrouvés sur la liste parce qu'ils sont le théâtre d'un grand volume d'interventions et au cœur d'une dynamique des flux. Explorant une «méthode PSQ» où les initiatives sont encouragées, les gendarmes ont d'abord resserré les liens avec la population grâce à 35 «brigades territoriales de contact».

Le retour aux fondamentaux

Expérimentées depuis mars 2017, elles sont déclinées en quelque 210 «groupes» ad hoc chargés de multiplier les patrouilles pédestres, là où les citoyens voyaient filer trop souvent sous leurs yeux des équipages motorisés. Au total, 500 gendarmes supplémentaires devraient être affectés en renfort sur cinq ans.

À Redon (Ille-et-Vilaine), la compagnie locale a éprouvé un système de «maraude» en porte à porte et aux pieds des immeubles avec des policiers, agents et élus municipaux. «C'est le retour aux fondamentaux de la gendarmerie, mais avec les outils technologiques modernes», se félicite-t-on à la direction générale où l'on rappelle que près de 65.000 smartphones et tablettes Neogend ont déjà été déployées sur le terrain pour dresser des constats et recueillir des dépositions en temps réel, sur les lieux mêmes d'une infraction. Sur le volet «investigation», des efforts ont été demandés pour mieux prendre en compte les victimes et améliorer la réponse judiciaire.

Une «présence quotidienne, souple et réactive»

Afin de «prioriser les procédures selon leur sensibilité», «limiter les tâches indues», une inédite «Cellule de lutte contre les atteintes aux personnes» (Clap) est expérimentée sur la compagnie de Montdidier dans la Somme....

Source et suite (article complet): Lefigaro.fr - Par Christophe Cornevin