Paris et Berlin déploient leurs cyber-soldats

Cette nouvelle force sera à terme dotée de 2 600 agents./ AFP

Dans le jargon, on l'appelle le «COCYBER» pour Commandement Opérationnel de Cyberdéfense. C'est lundi que Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense, l'a officialisé à Bruz près de Rennes. Cette nouvelle force sera à terme dotée de 2 600 agents et correspond à une quatrième arme à côté des trois armes traditionnelles : armée de terre, de l'air et marine. Elle est uniquement dédiée au combat dans le cyberespace. Cette force recevra également le renfort de 600 experts informatique de la direction générale de l'armement (DGA) faisant grimper sa jauge à 3 200 personnels. L'effort est considérable puisqu'il s'agit ni plus ni moins d'un doublement des effectifs comparé à 2012. Cette quatrième arme sera susceptible d'être appuyée par les troupes de la nouvelle réserve militaire pour la cyberdéfense qu'avait annoncée le président de la République en mai 2013. Les effectifs de ce renfort concernent 4 400 réservistes de cyberdéfense. Dans le détail, il s'agit de «4 000 réservistes citoyens de cyberdéfense auxquels s'ajoutent 400 réservistes opérationnels» a précisé le ministre de la Défense. Quel sera le rôle de ces nouveaux soldats du web ? La loi de programmation militaire qui a permis leur financement s'est chargée de définir la doctrine et les objectifs. Clairement, ces soldats de l'ombre sont chargés de protéger les installations vitales de la France et des industries stratégiques contre toutes cyberattaques mais ils auront aussi la capacité de défense et de riposter en menant des actions de représailles.

La France se dote d'une capacité de riposte

«Nos capacités cyberoffensives doivent nous permettre de nous introduire dans les systèmes ou les réseaux de nos ennemis, afin d'y causer des dommages, des interruptions de service ou des neutralisations temporaires ou définitives, justifiées par l'ouverture d'hostilité à notre encontre», a prévenu le ministre. C'est dans cet esprit que des unités de «combat informatique» vont être créées. Source et article complet: LaDepeche.fr - G.B.