MONTDIDIER Une journée pour conforter leurs rêves bleus

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Une heure pour s’informer. Elle débutait par une simulation d’interpellation effectuée par des gendarmes réservistes. De quoi confronter immédiatement les élèves à la réalité du terrain.

Les élèves du lycée Racine étaient conviés à découvrir le métier de gendarme, jeudi 13 octobre. Certains sont déjà très motivés à l’idée d’endosser l’uniforme.

Murmures d’inquiétude, rires un peu étouffés et applaudissements pour conclure. Devant le gymnase handisport de Montdidier, l’homme a été appréhendé en quelques instants. Une interpellation factice. Il s’agit d’une démonstration de la gendarmerie dans le cadre des Rencontres de la sécurité. Les élèves découvrent ensuite l’armement, les techniques scientifiques avant d’échanger avec les 6 militaires présents ; au total : 424 lycéens auront défilé sur place, jeudi 13 octobre. « J’ai envie de rendre aux autres ce qu’on me donne » La volonté de Maxime Goes n’en est que davantage renforcée. Le jeune homme se voyait bien dans l’armée de terre, mais on lui a découvert une maladie – «  mes articulations se bloquent  ». La réserve opérationnelle serait un bon compromis «  pour faire comme ces gens qui nous protègent, ainsi que le pays  ». Sa santé alimente d’ailleurs son intérêt pour l’uniforme. «  Depuis que je me fais aider par ma famille, les chirurgiens, les kinés, j’ai envie de rendre aux autres ce qu’on me donne  », explique le Royen. Maxime a déjà son idée : réussir son Bac pour devenir chaudronnier et envisager de rejoindre la gendarmerie à l’horizon 2018-2019. Ce serait comme réserviste : «  Il faut 8 mois pour devenir sous-officier et l’école, ce n’est pas trop mon truc  ». « Gendarme me semble plus accessible que policier » Mélanie Hoedt, 17 ans, se rêve en institutrice mais pourquoi pas la gendarmerie. Lucide sur ses capacités et hésitations, elle se dit attirée par le terrain. «  Gendarme me semble plus accessible que policier, peut-être que c’est la télé qui influence : on voit toujours les policiers pour les grosses interventions, ça semble plus dangereux.  » Comme elle, Clément est nourri par l’écran. Il veut tracer sa route chez les pompiers de Marseille et doubler avec la réserve citoyenne. Le maréchal des logis-chef Villette, électricien de son état, le ramène à la réalité : «  Même lorsque tu tires sur des cibles en papier, au début tu vas avoir un stress et sursauter quand tu entendras les détonations des autres armes  ». «  Ah bon ?  » s’étonne le lycéen. Le militaire reprend : «  Tu vois l’intervention dehors, il y a quatre jours, je l’ai faite en réel. Tu peux faire un simple contrôle routier et 3 secondes après, ça part en vrille…  » Ne pas décourager des jeunes, parfois très motivés, sans nier les dangers, la mission n’était pas forcément aisée pour les hommes en bleu. Julien Gris