Macron aux médias : « Vous avez dit beaucoup de bêtises » sur l’affaire Benalla

Emmanuel Macron, le 17 juillet 2018. (GONZALO FUENTES / POOL / AFP)

Les auditions autour de l'affaire Benalla se sont poursuivies ce mercredi au Sénat et à l'Assemblée nationale.

Une semaine après les révélations du "Monde" autour de l'ex-collaborateur de l'Elysée, Alexandre Benalla, les audiences se sont poursuivi ce mercredi au Sénat et à l'Assemblée nationale.

Après avoir entendu le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb, le préfet de police Michel Delpuech, et Alain Gibelin, le directeur de l'ordre public de la préfecture de police de Paris, la commission d'enquête de l'Assemblée a auditionné dans la journée le général et commandant militaire de la présidence de la République, Eric Bio-Farina, et le directeur général de la police nationale, Eric Morvan.

Emmanuel Macron est, lui, sorti pour la première fois de son silence mardi soir : "Le responsable c'est moi", a déclaré le chef de l'Etat, devant son gouvernement et des députés de la majorité, fustigeant "la République des fusibles" et disant avoir ressenti les "actes du 1er-Mai" de son collaborateur comme "une trahison", selon des propos rapportés.

20h15 - Macron aux médias : "Vous avez dit beaucoup de bêtises" sur l'affaire Benalla

20h - L'affaire Benalla de retour brièvement dans l'hémicycle de l'Assemblée

Après une accalmie depuis lundi, l'affaire Benalla s'est à nouveau invitée mercredi dans l'hémicycle de l'Assemblée, Jean-Luc Mélenchon (LFI) et Christian Jacob (LR) dénonçant la conduite de la commission d'enquête, un contrat "rompu" pour le premier, une "situation très grave" pour le second.

Depuis le début de la semaine et après plusieurs jours de blocage, les députés débattent dans un calme relatif du projet de loi "avenir professionnel" porté par la ministre du Travail Muriel Pénicaud.

Alors que la commission d'enquête sur l'affaire Benalla venait de suspendre ses travaux dans une ambiance houleuse, avec un désaccord sur la suite des auditions, Jean-Luc Mélenchon a pris la parole dans l'hémicycle.

"Nous étions convenus que, puisqu'une commission d'enquête était constituée, les travaux pouvaient reprendre normalement", a affirmé le leader des Insoumis.

Mais il a pointé "une sorte de revirement" de la commission "pour une raison qui nous semble avoir un rapport avec la tonalité particulière" du discours d'Emmanuel Macron mardi soir devant des élus de la majorité. Discours ironiquement rebaptisé "pot de départ", par Jean-Luc Mélenchon.

"Il y avait une rugosité du ton qui ne nous a pas échappé et nous le retrouvons ici (..) si bien que la commission a tourné court", selon l'élu des Bouches-du-Rhône. "Vous ne tenez pas parole, donc le contrat est rompu", a-t-il lancé à la majorité, demandant une suspension de séance pour débattre avec les autres présidents de groupe.

Le patron des députés LR Christian Jacob a affirmé qu'il s'est "passé quelque chose en commission d'enquête qui est extrêmement grave".

"Des hauts fonctionnaires ont menti sous serment", ensuite le président de la République a affirmé qu'il "assumait tout" et que "si certains voulaient venir le chercher, qu'ils viennent le chercher". "Je demande formellement à ce que le président précise de qui il parle lorsqu'il dit 'ils'", a-t-il lancé. Le président "ne peut rendre des comptes qu'au peuple" et pas au Parlement "sauf si nous nous réunissons en Haute Cour", a poursuivi Christian Jacob, rappelant que son groupe va déposer une motion de censure du gouvernement.

19h40 - Larrivé : 'L'Etat est pris en otage par un clan"

Le co-rapporteur LR de la commission d'enquête parlementaire à l'Assemblée, Guillaume Larrivé, hausse le ton contre le gouvernement et la majorité LREM. Sur le plateau de BFMTV, le député de l'Yonne accuse le parti majoritaire de "verrouiller" les travaux de la commission.

"Ce qui est en jeu, c’est la défense de l’Etat. L’Etat n’est pas la propriété d’Emmanuel Macron. […] L'Etat est pris en otage par un clan, dirigé par Emmanuel Macron, qui veut nous museler. […] L’Etat Macron veut museler les libertés des Français et les institutions. Ce qui se joue aujourd’hui à l’Assemblée est vraiment très grave, la tentative de verrouillage de la commission d’enquête parlementaire est un scandale."

18h20 - Perquisition en cours du bureau d'Alexandre Benalla à l'Elysée

Une perquisition est en cours mercredi 25 juillet en fin d'après-midi du bureau d'Alexandre Benalla au Palais de l'Elysée, en présence de l'intéressé, a-t-on appris auprès de la présidence, confirmant une information de LCI.

17h30 - L'affaire Benalla, "grave" pour plus de sept Français sur dix

L'affaire Benalla est jugée "grave" par plus de sept Français sur dix et 66% d'entre eux souhaitent qu'Emmanuel Macron "s'adresse aux Français" à ce sujet, selon un sondage OpinionWay diffusé mercredi 25 juillet.

Pour 46% des personnes interrogées, l'affaire mettant en cause l'ex-collaborateur de l'Elysée est même jugée "très grave", "assez grave" pour 26%, contre 21% pour lesquelles elle n'est "pas grave" et 7% seulement n'en ont "pas entendu parler".

Par ailleurs, plus de la moitié des électeurs d'Emmanuel Macron au 1er tour de la présidentielle 2017 (55%) la jugent grave, contre 44% d'un avis contraire, selon cette enquête pour LCI.

Pour 62% des Français interrogés, cette affaire "concerne autant" Emmanuel Macron qu'Alexandre Benalla, contre 31% pour lesquels elle concerne avant tout ce dernier. Pour 59%, il s'agit d'"une affaire d'État", contre 34% d'un avis contraire.

Deux Français sur trois (66%) souhaitent que le chef de l'État "s'adresse aux Français" sur cette affaire, contre 27% qui ne le souhaitent pas. L'enquête a été réalisée partiellement avant l'intervention mardi soir d'Emmanuel Macron devant les députés LREM.

L'affaire Benalla a, selon l'enquête, un impact négatif sur l'image d'Emmanuel Macron. S'il sait "faire preuve d'autorité" pour 67% (-3 depuis une précédente enquête du mois d'avril) et "sait où il va" pour 54% (-5), ils ne sont plus que 32% à penser qu'"il explique bien son action" (-16) et 28% qu'il "dit la vérité aux Français" (-11).

Enquête réalisée en ligne du 24 au 25 juillet auprès de 1.008 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d'erreur de 1,4 à 3,1 points.

16h15 - Alexandre Benalla a en réalité touché son salaire pendant sa mise à pied

Actuellement auditionné par les sénateurs de la Commission des lois, le directeur de cabinet d'Emmanuel Macron, Patrick Strzoda a fait savoir qu'Alexandre Benalla avait touché l'intégralité de son salaire au mois de mai malgré sa suspension de quinze jours.

 "Alexandre Benalla a touché pour le mois de mai son salaire intégral. En revanche, les 15 jours de suspension feront l'objet d'une retenue sur les droits à congés qu'il avait en reliquat au titre de l'année 2017."

"Il a de très nombreux jours de congés auxquels il a le droit. Dans son solde avant licenciement ses congés ne seront pas payés", a insisté Patrick Strzoda, alors que la sénatrice écologiste de Paris Esther Benbassa lui demandait de produire la fiche de paie d'Alexandre Benalla pour le mois de mai.

Le salaire d'Alexandre Benalla s'élève à environ 6.000 euros nets par mois, selon un document gouvernemental transmis à l'AFP.

Après avoir pris connaissance de vidéos montrant Alexandre Benalla, proche collaborateur du chef de l'Etat, frappant des manifestants le 1er mai, Patrick Strzoda avait ordonné une "exclusion temporaire" de 15 jours de ce chargé de mission. "Il n'a pas mis les pieds à l'Elysée du 4 au 22 mai", a assuré Patrick Strzoda, interrogé sur l'effectivité de cette sanction.

16h - La majorité juge inutile d'auditionner d'autres membres du cabinet de Macron

La majorité juge "inutile d'auditionner d'autres membres du cabinet du président de la République et du ministre de l'Intérieur", comme le réclame l'opposition LR, a indiqué la présidente de la commission des Lois Yaël Braun-Pivet lors d'une conférence de presse ce mercredi.

"Il est manifeste que l'opposition privilégie une approche polémique et politique", a Yaël Mme Braun-Pivet avant la réunion de la commission des Lois qui doit tenter de se mettre d'accord sur une nouvelle liste d'auditions.

La majorité compte en revanche demander une nouvelle audition du directeur de l'ordre public de la préfecture de police de Paris, Alain Gibelin, et du préfet de police de Paris Michel Delpuech, ainsi que les responsables de la compagnie de CRS 15 qui était place de la Contrescarpe le 1er mai.

15h15 - Une audition de Macron ? Griveaux brandit la "séparation des pouvoirs"

Le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a brandi mercredi la "séparation des pouvoirs" pour répondre aux voix demandant l'audition du président de la République par la commission d'enquête parlementaire sur l'affaire Benalla.

"Nous respectons la séparation des pouvoirs, jamais le pouvoir exécutif ne s'immiscera dans le travail législatif et au sein de la manière dont s'organise le travail législatif", a indiqué Benjamin Griveaux, interrogé à l'issue du conseil des ministres sur cette demande des députés socialistes, "insoumis" et de Benoît Hamon.

"Nous sommes dans la Ve République. Dans la Ve République, il y a une séparation des pouvoirs. Nous tenons l'esprit de nos institutions, l'équilibre et la séparation des pouvoirs."

Interrogé sur une éventuelle intervention présidentielle "devant le peuple", Benjamin Griveaux a évoqué un "huis clos somme toute ouvert" pour qualifier le discours du président mardi soir devant des élus et plusieurs membres du gouvernement réunis à Paris, hors la présence de la presse, dont l'AFP s'est procuré l'enregistrement.

Les propos ont été largement rapportés et les Français ont "su entendre les mots que le président a employés devant les parlementaires de la majorité", a-t-il assuré.

La présidente du groupe Nouvelle Gauche (PS) à l'Assemblée Valérie Rabault s'est dite favorable mardi soir à l'audition d'Emmanuel Macron par la commission d'enquête sur l'affaire Benalla, décelant des "contradictions" entre les propos du président et son directeur de cabinet Patrick Strzoda, rejoignant ainsi une demande des députés "insoumis" et de Benoît Hamon.

14h30 - Constitution : les oppositions "ont gagné une bataille tactique" mais la révision sera faite

Le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a assuré mercredi que malgré "le décalage" de l'examen de la révision constitutionnelle au Parlement, dû à l'affaire Benalla, cette révision serait faite.

Les oppositions "ont gagné là une bataille tactique, mais nous ferons cette révision et nous savons qu'elles ne le veulent pas, ne le souhaitent pas, car (...) dans le cadre de cette révision, il y a un élément qui est celui de la réduction du nombre de parlementaires à laquelle nos oppositions sont farouchement opposées", a déclaré Benjmain Griveaux lors du compte-rendu du conseil des ministres.

13h35 - "Toutes les leçons" de l'affaire "seront tirées à la rentrée", annonce Griveaux 

"Toutes les leçons" de l'affaire Benalla seront "tirées à la rentrée" et "des changements profonds interviendront", a déclaré le porte-parole de du gouvernement Benjamin Griveaux, à l'issue du Conseil des ministres. Ces leçons seront tirées "une fois que les dysfonctionnements auront été clairement établis", notamment par le secrétaire général de l'Elysée Alexis Kohler, chargé de cette mission par le président, a-t-il ajouté.

Le porte-parole du gouvernement a par ailleurs assuré que malgré "le décalage" de l'examen de la révision constitutionnelle au Parlement, dû à l'affaire Benalla, cette révision serait faite. Les oppositions "ont gagné là une bataille tactique, mais nous ferons cette révision et nous savons qu'elles ne le veulent pas, ne le souhaitent pas, car (...) dans le cadre de cette révision, il y a un élément qui est celui de la réduction du nombre de parlementaires à laquelle nos oppositions sont farouchement opposées", a-t-il déclaré.

13h20 - "Macron n'a pas assumé, il a avoué", estime Di Filippo

En reconnaissant sa pleine responsabilité dans l'affaire Benalla, Emmanuel Macron "n'a pas assumé, il a avoué", a réagi mercredi le député (Les Républicains) Fabien Di Filippo. "Il a avoué qu'il était au courant. Qu'il était responsable à la fois de la non-transmission à la justice et des avantages concédés à Benalla", a poursuivi le député de Moselle.

"Il y a une hypocrisie très forte derrière tout ça, une tentative de réécrire l'histoire en disant : 'Il n'y a jamais eu d'impunité, on a agi'. Mais l'opinion n'est pas dupe. On attend des réponses précises. Ils ne réussiront pas à sortir de ce scandale d'Etat avec des éléments de langage."

13h - Le directeur de la police nationale dit avoir découvert l'affaire Benalla dans "le Monde"

"Je n'ai été informé de la présence de M. Benalla sur les événements du 1er-Mai qu'à la lecture du journal 'le Monde'. Je n'étais pas dans la boucle apparemment restreinte de ceux qui savaient. L'IGPN (l'Inspection générale de la police nationale) pas davantage", a déclaré Eric Morvan, lors de son audition devant la commission d'enquête du Sénat.

Les violences exercées par le collaborateur de l'Elysée sont des "faits extrêmement graves, inacceptables, commis par un jeune homme à mon avis qui a un peu perdu les pédales, qui a eu un peu la grosse tête", a estimé le patron de la police, qui a indiqué avoir "croisé une dizaine de fois" Alexandre Benalla. "Je l'identifiais clairement comme un collaborateur du chef de cabinet de la présidence de la République".

En ce qui concerne la sanction contre Alkexandre Benalla, une mise à pied de 15 jours, le chef de la police a affirmé qu'il aurait "pris exactement la même décision" s'il avait été à la place du directeur de cabinet de la présidence, Patrick Strzoda. "Ce n'est pas une sanction clémente", a-t-il jugé.

11h40 - Lionel Lavergne : "Alexandre Benalla n'avait aucune autorité sur les services de sécurité de la présidence"

Auditionné, le chef du Groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR), Lionel Lavergne, précise qu'"Alexandre Benalla participait à l'organisation des déplacements du président". "Il assurait la coordination des différents services qui concourent à l'organisation de ces déplacements. Il n'avait aucune autorité sur les services de sécurité. Mais dans sa fonction, il y avait des moments où il pouvait donner des consignes qui avaient des conséquences pour faire évoluer les dispositifs. Charge à moi et à mes adjoints d'en assurer les modalités d'exécution et le commandement."

11h20 - Benalla venant en aide aux policiers débordés ? "C'est une plaisanterie", estime Eric Morvan

Alexandre Benalla s'était défendu par la voix de son avocat, en affirmant qu'il avait "prêté main-forte", à son initiative personnelle, devant "l'apparent dépassement" des policiers. Un argument qui peine à convaincre Eric Morvan :

"Les forces de l'ordre débordées ? C'est une plaisanterie. Quand vous regardez les images, vous voyez de nombreux fonctionnaires de police, pour le peu que j'ai vu, vous ne voyez pas d'objet voler, vous ne voyez pas que la police est particulièrement fébrile", détaille le directeur général de la police.

11h10 - Bio-Farina sur Benalla : "Tout le monde à la présidence de la République appréciait ses services"

Interrogé sur Alexandre Benalla, le général Bio-Farina parle d'"un excellent spécialiste". Il poursuit : "Ce qu’il faisait, il le faisait bien et vite, souvent avec une grande faculté d’anticipation, à ce que moi j’ai eu à en connaitre. Sur le plan de la personne, il avait 26 ans, avec sans doute quelques défauts propres à la jeunesse. Une forme de fougue qui pouvait paraître parfois un peu débridée. Mais en tout cas sur le plan opérationnel, tout le monde à la présidence de la République appréciait les services rendus par Alexandre Benalla. Ce serait lui faire une grande injustice que le nier ici et maintenant".

11h - Bio-Farina déclare qu'Alain Gibelin était au courant du fait que Benalla allait participer au 1er mai 

Le général raconte qu'au cours d'un déjeuner quelques jours avant la manifestation du 1er-Mai, il a vu Alain Gibelin et Alexandre Benalla échanger sur les équipements que ce dernier porterait à la manifestation du 1er mai.

"C'est ce dont je me souviens", se défend Eric Bio-Farina lorsque Naïma Moutchou, députée LaREM, lui fait remarquer que ces déclarations contredisent celles tenues hier par Alain Gibelin, directeur de l'ordre public et de la circulation auprès de la Préfecture de Police.

10h50 - Gérard Larcher demande à Macron "de s'exprimer devant les Français"

Le président LR du Sénat Gérard Larcher pointe mercredi "un peu d'amateurisme et de panique" dans la gestion de l'affaire Benalla par l'Élysée, demandant à Emmanuel Macron de "s'exprimer devant les Français", au lendemain du discours du président devant sa majorité.

"J'aurais préféré qu'il s'adresse à la France et aux Français. Ce n'est pas devant les députés LREM, dans l'entre-soi, que le président de la République doit parler, mais devant les Français dont il tire sa légitimité", a réagi Gérard Larcher dans un entretien au "Figaro".

10h45 - Nicolas Dupont-Aignan claque la porte de la commission d'enquête

Avant la prise de parole du général Bio-Farina, Nicolas Dupont-Aignan a claqué la porte de la commission d'enquête en raison de la prise de parole informelle, mardi soir, d'Emmanuel Macron devant les seuls représentants de la majorité.

10h35 - Bio-Farina : "Jamais au cours de sa sanction, M. Benalla n'est revenu au palais de l'Elysée"

Le général Bio Farina assure que "jamais au cours de sa sanction, M. Benalla n'est revenu au palais de l'Elysée". Il ajoute :  "Je n'arrivais plus à le joindre par téléphone".

10h10 - Pour Bio-Farina, Benalla était "un facilitateur de la sécurité"

Le général Bio-Farina indique connaître Alexandre Benalla dans un cadre professionnel.

"J'avais des relations quotidiennes avec lui dans le cadre de la préparation et de la gestion d'événements. Il avait un rôle dans l'organisation des événements, il était à la charnière de problématiques de sécurité, c'était une sorte de facilitateur de la sécurité", déclare le général.

Le général a assuré qu'il n'était pas inhabituel de voir des personnes promues dans le cadre de la réserve spécialisée, comme cela a été le cas pour Alexandre Benalla.

10h - Le directeur de la police "identifiait clairement" le rôle de Benalla

Interrogé par la commission d'enquête au Sénat, le directeur général de la police nationale, Eric Morvan, affirme "connaître monsieur Benalla pour l'avoir croisé depuis [s]a prise de fonction le 28 août dernier".

Il ajoute :

"Je l'identifiais clairement comme un collaborateur du cabinet de la présidence de la République. Je n'ai jamais remarqué de sa part une attitude qui paraîtrait déplacée ou intrusive. Je n'ai pas le souvenir d'avoir participé à des réunions de travail en sa présence."

9h50 - Les réservistes de l'Elysée n'ont pas à "sortir des murs" du palais

Le général Bio-Farina déclare assure devant la Commission d'enquête de l'Assemblée nationale que les réservistes du commandement militaire de l'Elysée n'ont pas à "sortir des murs" du palais dans...

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