Les réservistes se forment au 48e Régiment de transmissions

stage48rt-ladepeche Un stage dit de formation initiale du réserviste était organisé ces derniers jours au sein du régiment agenais. Il illustre l'effort porté en ce domaine par les armées. On connaît les nouveaux enjeux soumis aux armées, notamment dans le domaine de la sécurité intérieure, nécessitant le recours à la réserve opérationnelle pour soulager les troupes d'active impliquées dans l'opération Sentinelle. Le feu vert a été donné au développement de la réserve et, illustration de cet effort, une formation initiale du réserviste (FMIR) était organisée ces jours derniers au 48e Régiment de transmissions, au profit de 27 stagiaires.

Tous les profils

Habitant tous aux environs d'Agen, les stagiaires étaient âgés de 17 à 19 ans à une exception près (28 ans). Le personnel féminin ne représentait qu'un tiers d'entre eux. Majoritairement lycéens ou étudiants, diplômés d'un CAP, d'un BEP ou d'un BAC Pro et plus rarement du baccalauréat général, certains d'entre eux sont déjà entrés dans la vie active (stagiaire, agent SNCF, salarié dans une usine de construction de kayaks, employé dans un supermarché, préparatrice en pharmacie…), d'autres sont encore à la recherche d'un emploi. Au cours de la FMIR, les candidats ont acquis différentes connaissances, compétences et savoir-faire militaires (le règlement et les statuts des militaires, les différents grades et appellations ont été dispensés de manière générale). Ils ont également étudié le Famas (Fusil d'assaut de la manufacture d'armes de Saint-Etienne) et, découvert sa mise en œuvre, notamment la sécurité nécessaire lors de son utilisation. Pendant un jour et demi, des cours nécessaires à l'obtention du PSC1 (Secourisme de combat) ont été dispensés. Les stagiaires se sont également aguerris en faisant du sport quotidiennement (course, parcours d'obstacles, parcours d'audace et renforcement musculaire). Durant les six jours passés sur le terrain, les stagiaires ont découvert les transmissions, le NRBC, les mines, les grenades et ont acquis les actes réflexes et élémentaires que doit maîtriser un soldat au combat. Enfin, des activités visant à renforcer la cohésion au sein de la section sont venues ponctuer les journées (chant section, ordre serré, activités de groupe). Tous ces volontaires sont venus suivre la formation pour diverses raisons : découvrir l'armée, servir leur pays, connaître leurs limites… Lors des cinq premiers jours, dix stagiaires ont quitté la formation (problèmes de santé, trop justes physiquement ou manque de ténacité).

«Mal aux muscles»

Dix-sept d'entre eux sont allés jusqu'au bout de la formation. Ils ont pris conscience de la nécessité de s'entraîner physiquement, même hors des périodes de formation, ainsi que de l'intérêt de bien maîtriser les cours afin d'être «opérationnels» en tout temps et en tout lieu. Ils ont également appris que le groupe fait la force et ont développé l'esprit de cohésion, indispensable à tout soldat. «C'est en effectuant ma JDC que l'idée d'intégrer la réserve m'est apparue, a expliqué l'un des stagiaires à l'issue de sa formation. J'en ai tout de suite discuté avec mes parents qui m'ont encouragé dans cette voie. Plus tard, j'aimerais intégrer la police nationale. Avec un père sous-officier et un grand-père ancien policier, je pense que l'envie d'accomplir mon devoir de citoyen et de servir a toujours été profondément ancrée en moi. J'ai également eu envie de découvrir avec plus de détails ce monde militaire par le biais de la réserve. Cette FMIR a été un véritable plaisir, mais un plaisir exigeant et qui fait… mal aux muscles !... Source et suite de l'article: ladepeche.fr