Ils concilient études et engagement militaire

Corentin, Théo, Élodie et Adrien partagent leur temps entre la fac et l'armée. Ouest-France.

  Avec les attentats, le nombre de réservistes est en hausse. Au 2e RIMa, des étudiants font partie des nouveaux engagés.   Ils ont de 18 à 22 ans. À première vue, ce sont des militaires comme les autres. Mais Corentin, Théo, Élodie et Adrien sont aussi étudiants. En BTS électro technique pour l'un et en Staps (Sciences et techniques des activités sportives) pour les autres. Quand ils ne sont pas en cours, ces réservistes se retrouvent au camp d'Auvours, à Champagné (Sarthe). « Ça permet de faire le lien entre vie militaire et vie civile. »   35 jours par an   Au 2e RIMa, cette semaine est consacrée à la vérification des aptitudes des réservistes. En juin, les quatre jeunes partiront en opération Sentinelle. Créé au lendemain des attentats de Charlie Hebdo, ce dispositif vise à sécuriser les points sensibles du territoire français. « Depuis les attentats, l'image que renvoie l'armée auprès de la population a changé, avoue le lieutenant Aurélia, chargée de communication du régiment. Aujourd'hui, on est mieux considérés. » À 50 € la journée de réserviste, et à raison de 35 jours par an, ce « job étudiant » pas comme les autres est avant tout un engagement. « Ce n'est pas un taf alimentaire. » Et quand on est réserviste à 20 ans, forcément, ça intrigue. À commencer par les amis, surpris et « impressionnés. Tout le monde n'est pas réserviste, avoue Théo, engagé dans la réserve depuis octobre 2016. Il y a une curiosité qui s'installe. »   Mais pourquoi s'engagent-ils ? « Il y a un état...   Source et suite de l'article: ouest-france.fr - Par Hugues GESBERT