Général Denis Favier: «Les réservistes font partie de la famille »

denis_favier_sipa A quelques semaines de son départ, son directeur général décrit une gendarmerie nationale « très engagée » face au terrorisme et à la radicalisation, et qui entre de plain-pied dans la numérisation Le général Denis Favier, 57 ans, va quitter son poste de directeur général de la gendarmerie nationale (DGGN) le 30 août, pour rejoindre le groupe Total comme directeur de la sécurité. Denis Favier est une figure de la gendarmerie. Saint-cyrien, il a notamment commandé le GIGN à deux reprises, à la tête duquel il a conduit l’assaut contre l’Airbus détourné à Marignane en 1994. Nommé DGGN en avril 2013 après être passé par le cabinet de Manuel Valls, il ne cachait plus son désir de quitter ce poste. « J’aurais pu rester encore, mais pour moi le temps est venu. C’est une démarche personnelle », explique-t-il à l’Opinion.

Comment se porte la gendarmerie ?

Elle est très engagée avec le terrorisme, les migrants, les zadistes, sans oublier le quotidien des cambriolages ou de la route. Mais le moral est bon. Les nouveaux effectifs arrivent, avec 2 317 créations de poste cette année. Le budget de fonctionnement s’améliore et je n’ai plus besoin, comme j’avais dû le faire dans le passé, d’aller quémander à l’Assemblée nationale pour y arriver. En 2016 nous allons par exemple pouvoir acheter 3 000 voitures, trois fois plus qu’en 2012. Enfin, la feuille de route sociale, décidée par le président de la République, se traduit par des augmentations de primes ou indiciaires pour les gendarmes, tenant compte de la pénibilité. J’ajouterai que le dialogue social interne marche bien. Nous avons des « conseillers concertation », élus par les gendarmes, légitimes et représentatifs.

Combien sont les gendarmes ?

La gendarmerie, c’est 100 000 militaires et civils mais il faut désormais ajouter 25 000 réservistes. Ils sont un élément majeur : chaque jour en moyenne, 1 200 à 1 500 d’entre eux travaillent sur le terrain, près de chez eux, au sein de nos unités. Il faut savoir que 70 % d’entre eux n’avaient, avant de nous rejoindre, aucun lien avec la gendarmerie. Ils font aujourd’hui partie de la famille. On le sait peu, mais c’est un succès énorme.

Le rattachement de la gendarmerie au ministère de l’Intérieur en 2009 n’a-t-il pas entraîné une certaine démilitarisation ?

Au contraire. (Pour lire la suite cliquez-ici) Source de l'article: lopinion.fr