Gendarmes : un été sur la piste des disparus [INFOGRAPHIE]

Le commandant Vincent Marescaux de la compagnie de gendarmes de Quimper. | Ouest-France

Cet été, les gendarmes de la compagnie de Quimper sont intervenus une dizaine de fois sur des disparitions de personnes. Le point avec le commandant Vincent Marescaux.

Entretien

Quels ont été les faits les plus marquants cet été ? Une recrudescence importante des disparitions de personnes en août : on en a eu une petite dizaine, ce qui est beaucoup plus que les autres étés. On en a habituellement une ou deux par mois. On a eu affaire à des disparitions isolées, sans rapport, mais qui ont mobilisé l’engagement de gros moyens. En particulier Dragon 29, l’hélicoptère de la Sécurité civile qui a été précieux pour nous, comme d’habitude. Mais aussi des équipes cynophiles de Châteaulin, Vannes et Lorient. Heureusement, ces disparitions se sont bien soldées dans l’ensemble. Les personnes ont heureusement été retrouvées rapidement, comme l’enfant dans un champ vers Penhors et la dame de 88 ans qui a passé la nuit dans les bois avec son chien. D’autres faits marquants au cours de la saison estivale ? Oui, la gestion des gens du voyage, en particulier les trois premières semaines de juillet. Trois camps illégaux se sont installés en même temps à Pont-l’Abbé, où aucune aire d’accueil n’est encore disponible (elle est en projet), mais aussi des camps à Poullan-sur-Mer, Plozévet et des missions évangéliques à Plovan et La Torche. Il n’y a pas eu de plaintes ni de problèmes particuliers. Dans l’ensemble, en dehors des gens du voyage et des disparitions, l’été a été plus calme que l’an passé car il n’y avait pas de grosses manifestations comme Temps Fête à Douarnenez. Quels ont été vos renforts cet été ? Nous n’avons pas eu de renforts Sentinelle comme l’an passé, mais 17 gendarmes mobiles des escadrons de Longeville et Dijon. Cinq étaient mobilisés sur les postes provisoires de Bénodet et de l’Île-Tudy. Ils sont spécialisés dans le maintien de l’ordre, pas la sécurité publique générale comme nous. Nous avons aussi eu le soutien de 14 réservistes répartis entre les postes provisoires de La Forêt-Fouesnant, l’Île-Tudy et Bénodet. Votre brigade de recherche travaille avec celle de Quimperlé sur l’assassinat présumé d’une entrepreneuse à Névez, le 28 août ?
On a en effet un gars de la brigade de recherche de Quimper qui bosse avec les BR de Quimperlé et Châteaulin. La difficulté dans ce genre d’affaire pour nous, c’est qu’il est difficile de trouver les témoins de la scène de crime. On touche à toute la difficulté et l’intérêt du maillage territorial. Quels sont les projets dans les unités de la compagnie ? Une nouvelle caserne est à l’étude à Pont-l’Abbé. Les travaux ici, à la compagnie, sont quasiment terminés : les bâtiments ont été refaits, tout comme la cinquantaine de logements, qui sont désormais tous occupés. Un plan paysager est à l’étude pour refaire l’intérieur de la caserne. En quoi le contexte des attentats modifie-t-il votre quotidien ? On intensifie nos dispositifs sur les grosses manifestations et on a une vigilance particulière. On se rend compte aussi que les municipalités ont pris l’habitude de nous consulter et de nous associer. Est-ce l’effet de la peur ?... Source et suite de cet article: Ouest-France.fr - Pierre FONTANIER