Gendarmerie : les réservistes de plus en plus nombreux

lnr02122016
Dix-sept réservistes ont prêté serment la semaine dernière au palais de justice. Au premier rang, de gauche à droite : le chef d'escadron Frédéric Boutteau, officier adjoint de police judiciaire, le colonel Raymond Bey, conseiller réserve, et le colonel Éric Chuberre, patron des gendarmes.

En raison des attentats, le budget alloué à la réserve a augmenté. Et, avec lui, le nombre de réservistes. Dans les rangs des gendarmes, ils sont aujourd’hui 150.

 La semaine dernière, 17 réservistes ont prêté serment au palais de justice de Blois dans le cadre de leurs missions d'agent de police judiciaire adjoint. « C'est assez émouvant de voir des jeunes de 17 ans à une trentaine d'années au tribunal de grande instance pour prêter un serment solennel, au service de la France et de la loi », souligne le colonel Éric Chuberre, commandant du groupement de gendarmerie du Loir-et-Cher. Parmi eux, Noémy, lycéenne blésoise de 18 ans, Océane, 35 ans, aide-soignante à l'hôpital de Blois, et Audrey, 33 ans, formateur poids lourds à Blois. " L'état d'urgence n'est pas un état d'interdiction mais de vigilance " Audrey s'est engagé dans la réserve en juillet 2013. Pompier volontaire, c'est lors d'une intervention qu'il a eu le déclic, grâce au commandant du Peloton de surveillance et d'intervention de la gendarmerie de Blois de l'époque, le major Joël Pastoret. « La façon dont il avait fait régner l'ordre, ça m'avait impressionné ! » Depuis, il participe à diverses missions avec les actifs, « dès que j'ai du temps libre. » Car il n'y a pas d'obligation pour les réservistes. Leur planning s'adapte à leurs disponibilités. C'est d'ailleurs ce qu'apprécie Océane, réserviste depuis août 2015, en parallèle de son métier d'aide-soignante. Gendarme, c'est un métier qui lui plaît. Elle se présente d'ailleurs au concours de sous-officier. Noémy, elle, a rejoint les rangs de la réserve depuis août dernier. Les attentats ont-ils été un élément déclencheur ? La lycéenne confie qu'elle y pensait avant, mais que cela a « accentué » son envie. Elle a besoin de se sentir « utile », en aidant les gens, mais aussi en « allégeant » un peu le travail des gendarmes en brigades. Alors, à chaque vacances scolaires, elle enfile l'uniforme. Audrey et Océane se souviennent particulièrement du dispositif de sécurité mis en place pour la réunion des ministres européens de l'Agriculture à Chambord, début septembre, et auquel ils ont participé. « C'était impressionnant ! », lâchent-ils. Lors de ce type d'événements, les réservistes sont en effet des renforts précieux. Mais ils le sont aussi au quotidien pour assurer les missions de surveillance ou de contrôle, pour aider à la sécurisation de manifestations diverses. « Ils aident à assurer une présence visible et protectrice sur les manifestations. Cette vie sur le territoire, elle ne doit pas souffrir de l'état d'urgence. Ce n'est pas un état d'interdiction, mais de vigilance », insiste le patron des gendarmes. Source et suite de l'article: lanouvellerepublique.fr