Gendarmerie nationale : la proximité d’Issy à Saint-Émilion

Une salle "Saint-Emilion" à la direction générale de la géndarmerie à Issy-les-Moulineaux - Photo G.N.

Une salle de réunion de la direction générale de la gendarmerie à Issy-les-Moulineaux porte désormais le nom de "Saint-Émilion".

"Salle Saint-Emilion". Depuis jeudi, une salle de l’imposante Direction générale de la gendarmerie nationale, adossée aux remparts de l’ancien fort d’Issy-les-Moulineaux et aux portes de Paris, porte le nom du célèbre village girondin. Une promotion au coeur du pouvoir décisionnel.

Plaque en bois, photo du village vu du ciel à l’entrée, décoration sobre avec des gravures du couvent des cordeliers et des photographies de Patrice Heraud, (1) à l’intérieur : la salle de réunion est située au troisième étage de la direction générale de la gendarmerie au milieu d’un dédale de 12 kilomètres de couloirs !

La pièce fait partie de la SDDOPP, sous-direction de la défense, de l’ordre public et de la protection où officie le colonel Ghislain Réty, ancien commandant du groupement de la Gironde, qui a eu l’idée de cette inauguration officielle.

"Ce n’est pas illogique, ce nom est plus que légitime pour cette salle", fait-il valoir. "Saint-Emilion est un village connu de tous. Pour son vignoble, mais aussi pour son architecture classée au patrimoine mondial de l’Unesco, son église monolithe, son festival de jazz, ses macarons, son restaurant étoilé… Saint-Emilion accueille plus d’un million de visiteurs par an", offrant un exemple concret de ce que gendarmerie et élus peuvent être amenés à faire ensemble sur le terrain.

Localement, la gendarmerie est représentée par huit militaires au sein de la brigade territoriale de Saint-Emilion. "Ils reçoivent régulièrement le renfort de réservistes ou de mobiles", se félicite le colonel Réty.

"Car cette situation d’exception génère beaucoup de voyages officiels ou de visites privées, Saint-Emilion est de plus une des rares communes en zone gendarmerie à être éligible à l’opération sentinelle et a donc vu des militaires patrouiller dans ses rues et au dispositif estival de protection des populations, ce qui lui vaut de recevoir des renforts d’effectifs chaque été". Autant d’éléments qui plaident en faveur d’une salle à son nom à la DGGN...

Source, suite de l'article et de nombreuses photos sur : sudouest.fr - Par Florence Moreau