La gendarmerie manque d’effectifs dans l’Orne

Le lieutenant-colonel Baillargeat, dont c'était la première Sainte-Geneviève dans l'Orne, et le préfet Isabelle David ont remercié l'ensemble des corps de la gendarmerie. -

Patronne de la gendarmerie, Sainte-Geneviève a été célébrée par l’ensemble des gendarmes de l’Orne, les Amis de la Gendarmerie et les réservistes du département. « Un rituel important pour notre institution » a rappelé le lieutenant-colonel Pierre Baillargeat, nouveau commandant du groupement de gendarmerie, qui a officiellement pris ses fonctions le 1er août.

Unité spéciale antiterroriste

Dans les salons de la préfecture de l’Orne, à Alençon, il a dressé un rapide bilan, « non chiffré », sur la situation dans l’Orne. Il a notamment rappelé la nécessité de « moderniser l’institution » et de « simplifier les démarches pour être plus opérationnel sur le terrain ». Après une année marquée par le risque élevé d’attentats sur le sol français, le patron des gendarmes ornais a indiqué que le département faisait partie intégrante de la lutte contre le terrorisme. À ce titre, une unité spéciale, nommée PSIG Sabre, sera opérationnelle « à partir de 2018 ». Une vingtaine de gendarmes d’Alençon sera ainsi formée et équipée (fusils d’assauts, gilets pare-balles plus efficaces, véhicules adaptés…). « Cela entre dans le cadre du schéma national d’intervention destiné à répondre aux situations critiques de terrorisme », explique le lieutenant-colonel.
« Cette unité pourra intervenir plus rapidement en cas d’attaque terroriste, avant l’arrivée des unités d’élite. »

De plus en plus de réservistes

Ce dernier a également souligné l’importance des réservistes dans le département. Leur contribution a sensiblement augmenté cette année. Il indique que :
« Les 195 réservistes du département, des citoyens volontaires, très jeunes pour la plupart, ont effectué 5 000 jours d’emploi en 2016 contre 2 000 en 2015. »
Cette augmentation de la réserve et de son nombre d’heures de présence vient « contrebalancer » des effectifs de la gendarmerie en baisse dans l’Orne. « Il y a eu plusieurs départs en 2016 », confirme le lieutenant-colonel, qui recense :
« L’Orne ne disposait déjà pas d’énormes unités. Il manque environ 20 gendarmes par jour et cela pèse à certains endroits du département. »
« L’augmentation du nombre de réservistes voulu par le gouvernement est donc une aubaine. »... Source et suite de l'article: orne-hebdo.fr