Essonne : soixante-quatre conducteurs alcoolisés interceptés par les gendarmes

La Ville-Du-Bois, ce dimanche matin. Les gendarmes ont contrôlé toutes les voitures circulant sur la RN20 DR

Les militaires ont organisé ce dimanche matin une opération d’envergure sur la N 20 au niveau de La Ville-Du-Bois mobilisant 57 gendarmes. Parmi les automobilistes alcoolisés, vingt-trois avaient un taux supérieur à 0,8 g.

Tous les automobilistes circulant sur la N 20 dans le sens Paris-Province ont dû souffler. Ce dimanche matin, entre 3 et 7 heures, ils se sont retrouvés pris dans la nasse des gendarmes installés sur le parking du centre commercial de La Ville-Du-Bois. Et la pêche a, hélas, été bonne pour les militaires. Soixante-quatre automobilistes ont été surpris alcoolisés au volant parmi lesquels vingt-trois dépassaient la limite délictuelle de 0,8 g. Ces derniers ont fait l’objet d’une rétention immédiate de leurs permis de conduire.

Six automobilistes avaient pour leur part consommé des produits stupéfiants. Si le test salivaire a permis de confirmer l’intuition des gendarmes, ce sont les deux chiens spécialisés dans la détection de la drogue qui a permis de les soupçonner.

Ce genre d’opération d’envergure, les gendarmes de l’Essonne n’en organisent que deux fois par an. Car toute une logistique est mise en place grâce au conseil départemental de l’Essonne pour fermer et dévier la N 20. Cinquante-sept gendarmes dont trente et un réservistes, des maîtres-chiens, des motards de l’Escadron départemental de sécurité routière ont ainsi été mobilisés. Ne manquait que l’appui aérien de la Section aérienne mais l’hélicoptère initialement prévu était au-dessus de Paris après les émeutes survenues samedi dans la capitale durant la manifestation des « Gilets jaunes ».

« Notre but n’est pas d’enquiquiner les gens »

« La sécurité routière est une préoccupation très forte, explique la colonelle Karine Lejeune qui commande les gendarmes de l’Essonne. Nous avons cette année dans le département une baisse du nombre d’accidents mais une augmentation du nombre de tués. Notre but n’est pas d’enquiquiner les gens et de les coincer. C’est pour cette raison qu’ils peuvent souffler deux fois. Un conducteur a, par exemple, soufflé la première fois à 0,26 mg par litre d’air expiré [NDLR : 0,52 g pour une limite fixée à 0,50 g]. Dix minutes plus tard, il était à 0,23 mg [NDLR : 0,46 g]. Il n’était plus en infraction ».

Des gendarmes étaient également présents en plus en amont du principal point de contrôle, sur le site de la station-service toute proche pour stopper les automobilistes qui, alertés par l’application Waze, auraient eu la bonne idée de tenter de contourner l’opération.

Source et article complet: LeParisien.fr - Par: Nicolas Goinard