Dordogne : 279 réservistes en formation à Saint-Astier pour « servir » leurs concitoyens et « rendre à la France »

279 personnes sont en formation pour devenir réserviste au Centre national d'entraînement des forces de gendarmerie (CNEFG) de Saint-Astier, en Dordogne, du 8 au 25 juillet. Reportage.

Dordogne : 279 réservistes en formation à Saint-Astier pour "servir" leurs concitoyens et "rendre à la France" © Radio France - Armêl Balogog

279 stagiaires en uniforme occupent le CNEFG de Saint-Astier, en ce mois de juillet. Ils viennent, volontairement, s'entraîner pour un jour venir grossir les rangs des réservistes de la région Nouvelle-Aquitaine, déjà au nombre de 3.435, sur les 29.847 réservistes que compte le pays.

Plaquages, menottes, et armes de poings

Maëlle plaque un stagiaire contre le sol, la jeune brune lui enfonce son genou dans le dos et lui passe les menottes. "C’est assez physique quand même, souffle-t-elle. Je trouve que c’est mieux de s’entrainer sur un homme parce que ça nous permet d’être sûrs d’y arriver même contre quelqu’un de plus grand ou de plus fort que nous."

Le stagiaire ne se débat pas. Au bout d'une semaine de formation, l'apprentissage est surtout technique. C'est trop tôt aussi pour tirer avec une arme de poing. Avant cela, les stagiaires suivent 20 heures de cours pour apprendre à monter et démonter l'arme, ainsi que la magner.

"La difficulté, c’est qu’il faut être très ordonné, bien réfléchir aux différentes étapes et respecter le protocole. Alors j’y arrive mais je suis encore dans une phase d’apprentissage", explique Mathieu, qui parvient à démonter et monter son arme en une minute et demi hésitante.

"Servir" les concitoyens et "rendre" à la France

Être réserviste quand on est professeur des écoles, c'est "complémentaire" pour le jeune homme, "puisque je peux servir mes concitoyens d’une autre manière, et c’est ça qui me plaît".

Sanoussi, lui, voit ça comme une façon de "rendre à la France", elle qui lui a accordé la nationalité en 2016, et lui qui est arrivé ici en 2010 après avoir quitté la Guinée.

Quand un pays vous reçoit, vous considère comme son fils, vous faites le minimum, et moi j'estime que je fais le minimum là. - Sanoussi

"J'ai toujours eu cette volonté de m'engager pour quelque chose", renchérit Gwladys, jeune bachelière de 18 ans. "Vraiment, moi j’adore du début jusqu’à la fin, s'enthousiasme-t-elle. L’ambiance est très bonne, militaire."

Une trentaine de personnes sur 307 ont abandonné

Militaire, en effet. Par exemple, quand les moniteurs disent d'aller boire de l'eau, tout le monde doit y aller, sinon tout le monde est puni et personne ne peut boire. Une façon d'enseigner la discipline aux stagiaires et de pousser vers la sortie ceux qui n'aimeraient pas ça.

Sur les 307 inscrits à ce stage au départ, une trentaine ont abandonné. La plupart parce qu'ils se sont rendus compte de la difficulté de cette mission, quelques-uns pour des raisons de santé. Ceux qui tiendront les deux semaines pourront ensuite passer...

Source et suite de l'article: FranceBleu.fr - Par Armêl Balogog