Réserviste: Damien Marson, un gendarme à part entière

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Damien Marson, âgé de 33 ans, consacre une partie de son temps libre à la gendarmerie, en tant que réserviste. Son but, intégrer le corps d'armée définitivement.

Pour Damien, entrer dans la gendarmerie, c'est un rêve de toujours. «J'aime son image, le milieu militaire proche des concitoyens, l'implantation territoriale très variée». Trop âgé pour tenter l'aventure en tant que gendarme adjoint volontaire, Damien a décidé, il y a quatre ans, d'intégrer le corps d'armée en tant que réserviste pour une première approche. Après une formation de quinze jours suivie d'une même période en brigade pour valider ses acquis, il a été déclaré apte à intervenir sur tout le département, selon les besoins des brigades. «Les demandes me parviennent un mois avant et je me porte volontaire ou pas, selon mes disponibilités», explique le jeune homme qui, en tant que commercial en matériel électrique, enfile son uniforme surtout les week-ends et pendant les périodes de vacances. «Ce que j'aime dans ce métier, c'est servir les concitoyens et être utile. J'effectue des missions variées, de la police de la route à la surveillance commerciale pour prévenir les vols, en passant par des interventions lors de manifestations ou de concerts et de gros événements comme le Tour de France», se félicite celui qui évolue désormais au grade de gendarme réserviste après avoir gravi les échelons de brigadier et brigadier chef. Ce qu'il apprécie également, c'est d'être bien perçu, autant par les unités de terrain que par le civil. «Lorsque je suis en service, je suis un militaire, avec le même armement et la même tenue que les actifs», souligne Damien.

«Une chance pour les personnels d'active»

Pour le capitaine Thierry Crochet, officier adjoint chargé du renseignement au groupement de l'Aveyron, «la réserve constitue un vivier très intéressant, c'est une très bonne chose et une chance pour les personnels d'active», notamment à l'occasion d'événements qui nécessitent un apport important de personnel, comme l'Euro ou le Tour de France. «Leur intervention permet au personnel d'active de bénéficier de leurs droits en termes de congés ou de formations. Même si la gendarmerie ne manque pas de personnel, le recours aux réservistes permet une certaine souplesse», ajoute-t-il avant de lancer un appel à tous ceux qui souhaiteraient s'inscrire dans cette démarche citoyenne, rémunérée d'une quarantaine à plus de 100 € par journée d'intervention, selon le grade, qui s'ajoutent aux indemnités repas et aux frais de déplacement.

Damien, lui, va passer le concours de sous-officier en mars prochain. «J'aimerais bien y arriver mais si j'échoue, je garderai le contact grâce à la réserve».

Source et suite de l'article: ladepeche.fr - par: Sylvie Ferrer