Cambriolages en série : la gendarmerie de Besançon contre-attaque

Autour de Besançon, les quartiers résidentiels sont ciblés par les cambrioleurs, qui souvent, agissent au crépuscule. La gendarmerie met en place un dispositif spécifique pour limiter ce fléau.

Les réservistes de la gendarmerie sont également mobilisés à l’approche des fêtes pour animer le dispositif anti-cambriolage déployé dans la périphérie bisontine, voire au-delà. Photo Arnaud CASTAGNÉ

C’est de saison. Comme chaque année à l’approche de l’hiver, les cambriolages fleurissent. Et comme chaque année, les gendarmes sont à l’affût… Une équipe organisée avait été attrapée sur le vif, il y a un mois, par les militaires de la compagnie de Besançon, mais après un temps de répit, les larcins avec effraction ont repris dans l’agglomération et au-delà. École-Valentin, Saint-Vit, Roulans, Baume-les-Dames… Les malfrats ciblent et « tapent » vite. « On a souvent quatre, cinq, six cambriolages par jour. Souvent à la tombée de la nuit », note le lieutenant-colonel Leblanc.

Le réflexe ultime : le 17

En appui d’un GELAC (groupe d’enquête et de lutte anti cambriolages), des patrouilles sont donc envoyées sur le terrain entre 16 h et 20 h pour « encager » des zones, des quartiers prédéfinis, susceptibles d’être la cible de cambrioleurs. À ce dispositif, s’ajoute à l’approche des fêtes une nouveauté : l’appui des réservistes.

Nacima, Elodie et Alain étaient sur le terrain, ce mardi à la tombée de la nuit dans le quartier saint-vitois d’Antorpe, pour faire du porte-à-porte. « Mine de rien, ça rassure de voir des patrouilles », apprécie Francis, un habitant. Conscient des risques, lui a mis la main au portefeuille : « Je me suis équipé d’un dispositif d’alarme, ça me coûte 40 euros par mois. »

Quelques pâtés de maison plus loin, Sophie n’a pas fait ce choix. Elle écoute sagement les conseils d’Alain. Laisser de la lumière quand elle part chercher ses enfants à l’école. Voire de la musique...

 

Source et suite de cet article, avec série photos: estrepublicain.fr - Par Willy GRAFF