Attentat de Nice : des réservistes très motivés

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"J'ai voulu m'engager dans la réserve opérationnelle pour aider mes concitoyens, en particulier dans ces moments difficiles. " Tout comme William, prof de droit de métier à Caen (Calvados), ils sont 29 à suivre depuis trois semaines la formation d'officier de réserve de gendarmerie dispensée par l'École des officiers de la gendarmerie nationale (EOGN) au camp militaire de Frileuse à Beynes. Des recrues qui renforceront les effectifs de la réserve opérationnelle dont François Hollande a décidé le déploiement accru après l'attentat de Nice (Alpes-Maritimes) qui a fait plus de 84 victimes jeudi soir. « Quand nous avons appris la nouvelle de l'attentat, nous avons d'abord pensé aux familles, mais cela nous a redonné du courage pour poursuivre cette formation, parfois éprouvante », relate William, 29 ans. « Nous préférerions que de tels drames ne se produisent pas, mais cela a réaffirmé notre engagement », insiste Meddy, 21 ans, directeur d'agence immobilière à Toulon (Var).

Des candidats de plus en plus nombreux

Des candidats qui sont déjà tous réservistes depuis plusieurs années. « Chaque été depuis mes 17 ans, je bloque un mois et demi pour être dans une brigade de gendarmerie », confie Marie-Elisabeth, 24 ans. « Les autres années, cette formation attirait une dizaine de personnes alors que cette année, nous avons trié sur le volet 29 personnes qui dirigeront des unités de gendarmerie composées de réservistes pour assurer les missions courantes », confie le lieutenant-colonel d'Orio. Au programme : des cours théoriques et pratiques de tactique et de management et des mises en situation...
  Source et article complet; Le Parisien