Anissa Aabouda et Éric Bonnard se sont engagés dans la réserve du Puy-de-Dôme

Anissa Aabouda, 27 ans et Éric Bonnard, 43 ans, sont réservistes. Pendant leurs congés, ils enfilent l’uniforme de gendarmes. Rencontre.
Avoir sa vie de civile et s'engager dans la gendarmerie pendant son temps libre. De plus en plus de personnes font ce choix. 100 nouvelles recrues ont rejoint celle du Puy-de-Dôme depuis les attentats, formant ainsi une réserve de 330 personnes. Parmi eux 20 % sont des gendarmes à la retraite et les autres sont des civils comme Anissa Aabouda, 27 ans et Éric Bonnard, 43 ans, de Riom.
Être au service des autres
Malgré son jeune âge Anissa est réserviste depuis 10 ans et Éric depuis 2 ans. Lui est agent SNCF, elle assistante d'éducation. Ils ont choisi après avoir passé une préparation militaire de donner de leur temps pour leur pays. Au début Anissa voulait voir ce qu'était le métier de gendarme avant de passer les concours, comme beaucoup de jeunes réservistes. Mais, finalement elle a préféré continuer la réserve et sa vie civile. « C'est un bon compromis entre l'activité professionnelle et le côté militaire », approuve Éric. Après 17 ans dans l'infanterie de l'armée de terre il s'est reconverti, mais il voulait retrouver les valeurs militaires. Tous deux sont dans la réserve pour les mêmes raisons: « être au service des autres, et de son pays. Être disponible, à l'écoute et respectueux. » Et ces valeurs ils les mettent en pratique au quotidien au cours de leurs missions soit en lors de patrouille opérationnelle. Lors de ces patrouilles en voitures ou à pied dans les centres urbains, ils sont trois. « Il y a toujours un ancien gendarme qui dirige la mission », précise Anissa. L'équipage sillonne alors sur un secteur défini, identifié comme pouvant connaître des actes de délinquance. « Nous sommes là pour avoir une présence rassurante auprès de la population et pour surveiller », explique Anissa. Nous occupons le terrain et assurons une première approche ». Ces missions en autonomie représentent 70 % de leurs activités. La réserve est également là pour renforcer les unités de gendarmerie. Ils passent alors une journée ou plus dans le quotidien de la gendarmerie et ce sur tout le département. Éric est déjà allé à Vulcania ou à Issoire dans le cadre d'événements ponctuels. Ils doivent alors s'intégrer à l'équipe en place, mais ils ne sont jamais seuls. « Les actifs nous intègrent bien. Ils savent que nous ne sommes pas là pour prendre leur place, mais en complément », estime Anissa. Lors de ces renforts, les réservistes peuvent assister à des missions diverses. « On est là pour les suppléer. Donc on peut assister à la procédure après un cambriolage, ou la prise d'une plainte. Nous sommes à disposition de la brigade », expliquent les deux réservistes. Des missions qui leur plaisent puisqu'ils ont déjà renouvelé leurs contrats. La liberté du système leur plaît. Ils peuvent donner leurs jours de repos sur un logiciel, et si il y a un besoin, ils sont appelés.
Ils gagnent environ 60 euros par journée. La solde peut être payée des mois après. Il peut arriver de faire des mois importants ou plus petits suivant les besoins. Bref, « il ne faut pas le faire pour l'argent ».... Source et suite de l'article: LaMontagne.fr